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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 18:26

58400-nicolas-sarkozy-637x0-1-1-.jpgLe Premier ministre de Nicolas Sarkozy vient d’annoncer un nouveau plan de rigueur de 7 milliards d‘euros pour éviter la faillite, avec de nouveaux sacrifices pour les Françaises et les Français.

 

Mais quels étaient les grands axes de la politique du Président de la République ?

- La réduction du nombre de fonctionnaires avec la règle du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

- Le soutien aux plus riches pour qu’ils restent et investissent en France avec le bouclier fiscal.

- Le « travailler plus pour gagner plus », en défiscalisant notamment les heures supplémentaires, les Français devaient obtenir un meilleur niveau de vie, selon le projet du candidat Sarkozy.

Cette politique, lancée en 2007, ne devait-elle pas permettre à la France de se trouver en meilleure situation cinq ans après ?

Mais tout cela n’y a rien fait. La dette s’est lourdement aggravée durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. La dette est passée de 1 211,6 milliards d’euros (64,2 % du PIB) à la fin de l'année 2007, à 1 646,1 milliards d‘euros, soit environ 84,5 % du PIB. Il a donc tout simplement échoué de politique.

Au-delà de tous les discours, des slogans de campagne, les chiffres sont le résultat de la politique de Nicolas Sarkozy. Comme son Premier ministre l’a avoué, à ce rythme, il pousse la France vers la faillite.

 

En 2007, une autre politique était proposée. Celle qu’ils ont qualifié, trop facilement, d’incompétente, Ségolène Royal, avait porté la question de la dette au premier plan de son projet. Elle avait même surpris les commentateurs en débutant le discours de Villepinte par cette question.

« La dette publique est devenue insoutenable, elle représente 64 % du PIB et 18 000 £ par Français, les intérêts qu'elle génère sont devenus à eux seuls la deuxième dépense du budget de la Nation, le déficit des comptes sociaux a triplé, la Sécurité sociale est grevée par plus de 80 milliards de déficits cumulés, notre appareil productif est affaibli, notre commerce extérieur affiche un déficit de 30 Md£, la production industrielle stagne et l'investissement productif des entreprises ne décolle pas. Voilà la France qu'ils nous laissent, voilà l'état des lieux au sortir de la période qui s'achève. » Ségolène Royal discours de Villepinte du 11 février 2007. 

 

Contre cette dette, elle proposait une autre politique :

- Un euro dépensé doit être un euro utile, l’Etat doit faire des choix d’avenir.

« le temps n'est plus au colmatage, aux accommodements avec des systèmes qui ne fonctionnent plus. Il nous faut tout revoir, tout repenser et ne craindre, ni d'imaginer, ni d'inventer. » Ségolène Royal discours de Villepinte du 11 février 2007.

- Concentrer les dépenses dans la formation et l’innovation.

« je m'engage en même temps à soutenir l'effort des entreprises innovantes et créatrices d'emplois … , je veux réconcilier les Français avec l'entreprise pour sortir la France des déficits et accomplir les progrès sociaux dont nous avons besoin… Nous sommes un pays d'excellence technologique où pas un jour ne passe sans que des hommes et des femmes se lancent pour donner corps à un projet créateur d'activité, de valeur et d'emplois. Eh bien, je le dis ici, je suis reconnaissante à ces entrepreneurs du risque qu'ils prennent et qui permet de créer chaque année les emplois que la mondialisation financière déplace. Je sais gré à ces petites et moyennes entreprises qui sont plus de deux millions en France et qui sont nos premières créatrices d'emplois et que nous allons aider. Je m'engage aujourd'hui devant vous à tout faire pour soutenir leurs efforts et pour créer l'environnement favorable dont elles ont besoin et qu'elles méritent, et en contrepartie desquelles elles sauront créer des emplois durables.

Je m'engage aussi à faire de la recherche et de l'innovation une des priorités majeures de mon mandat » Ségolène Royal, discours de Villepinte du 11 février 2007.

- Une réforme de l’Etat pour permettre de dépenser mieux.

« Il faudra réformer tout cela, alléger le poids de nos administrations et les mettre au service des citoyens. Il faudra soulager les administrations centrales qui s'épuisent à gérer des personnels répartis sur le territoire et les crédits de toutes sortes. Oui, il faut en finir avec cette lourdeur de l'État central qui engendre plus de textes législatifs ou réglementaires, bien souvent illisibles et inutiles. » Ségolène Royal, discours de Villepinte du 11 février 2007.

 

 

Une autre politique était donc possible. Les Françaises et les Français se sont trompés en 2007. Ils ont fait le mauvais choix. Les beaux discours ont laissé place aux résultats catastrophiques.

Une femme ne pouvait pas diriger le pays, une femme ne pouvait qu’être incompétente.

Finalement avec Nicolas Sarkozy, les Français et les Français ont connu cinq ans de sacrifices inutiles. La France en 2012 est plus mal au point qu’en 2007.

 

Philippe Allard


Par Désirs d'avenir Paris - Publié dans : Les militants ont la parole
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