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Mardi 26 octobre 2010 2 26 /10 /Oct /2010 20:28

 

 

 

Les vertus de la désobéissance (I) : Education

UPP77-1.JPGUniversité Populaire Participative à l’initiative de Désirs d’Avenir Seine-et-Marne, le 23 octobre, dans l’amphi Paul Séramy de l’IUT de Sénart.

Choisi en référence aux luttes menées par certains des organisateurs de la réunion, le thème de la « désobéisssance » a donné lieu à des échanges foisonnants tant les déclinaisons possibles en sont nombreuses.

 

Toutes les grandes figures de la désobéissance civile ont été convoquées au rendez-vous, de Thoreau à Liu Xiaobo en passant par les Aubrac, Rosa Parks, Sakharov, Louise Michel et les 343 salopes… Il a été notamment rappelé que De Gaulle fut déchu de la nationalité française le 10 décembre 1940… avant bien d’autres.

 

Qui désobéit ? Pourquoi ? Comment ?

 

Le point de départ est la lettre d’Alain Réfalo, « instituteur désobéisseur », envoyée le 6 novembre 2008 à son autorité de tutelle pour lui signifier son refus de collaborer à ce qu’il considère comme un vecteur de « la déconstruction de l’Education Nationale ».

Voir http://www.mediapart.fr/club/blog/dianne/250709/soutien-alain-refalo

 

Ils sont désormais plus de 3000 à l’avoir rejoint et une seconde mouture du texte, rassemblant le secondaire est en cours de préparation.

 

L’un d’eux,  André Abeillon, lance le débat en expliquant la démarche commune.

Il interroge : pourquoi les anciens résistants soutiennent-ils notre mouvement ? Et bien parce que tout ce que Sarkozy et son organisation veulent casser peut se résumer au Programme du CNR. Dont le volet éducation n’est pas le moindre. NS tente de s’approprier en matamore le symbole guerrier des Glières. Il faut donc résister.

Pour André Abeillon, pas d’autre choix que la non-violence, constamment érigée en principe par les désobéisseurs.  En sachant que l’on ne doit pas, toutefois, pervertir le langage, il questionne à propos de ceux de 39-45 : « qu’aurais-je fait à leur place ? ».
Pour lui, sur le fond, les éléments des nouveaux programmes constituent une régression sans précédent. L’élève, l’enfant, considéré dans son entièreté, au cœur des projets éducatifs, cède la place au client de l’institution qui lui débite en tranches des savoirs épars destinés à le rendre productif.  En instaurant les fameuses aides personnalisées, la tutelle a programmé la ruine des réseaux d’aide tout  en volant 3 heures à  d’enseignement aux enfants. Aucun compte tenu des avertissements des chronobiologistes.  On bourre quatre jours pour en laisser vacants trois qui ne profitent qu’aux mieux pourvus en activités complémentaires.

 

Quatre postures possibles parmi les enseignants :

-Les contents des réformes (le week-end assuré !) : une majorité

-Les pas-contents mais qui ne disent rien pour avoir la paix

-Les pas-contents, qui n’appliquent pas les réformes, mais se taisent

-Ceux qui n’appliquent pas et le disent

 

Caricature de posture : « Celle-là je la prends [en aide personnalisée] pour faire mes 60 heures obligatoires ». Faire semblant. Pas de vagues…

 

Constat amer : 3000 désobéisseurs (la plupart engagés dans les réseaux de type Freinet), c’est moins de 3%. Dont très peu de moins de trente ans. Sur les 3000 on sanctionne au hasard en fonction du plan de carrière de la hiérarchie de proximité.  Une caisse de solidarité permet de pallier les sanctions financières.

Autre constat amer : la position des syndicats ou plutôt leur non-position sur la question. Totalement absents du propos et soutiens très mous des objecteurs de l'EN ! Tout juste si sous la pression de quelques syndiqués sympathisants, ils acceptent de faire mention des dysfonctionnements.

Et de nous conseiller la lecture de « La Désobéissance Ethique » d’Elisabeth Weissman

 

© photos Maryvonne désirs d'avenir 

 

Parole est donnée ensuite à Alice La Penna, élève décrocheuse au parcours atypique mais à l’énergie prometteuse. Cette jeune personne est à elle seule la preuve vivante que tout système se doit de produire de l’exception pour donner sa chance à chacun. Sa planche de salut a été le micro-lycée. Elle en parle avec fièvre et reconnaissance. Des professeurs attentifs à l’humain avant de l’être au respect des formes, un parcours personnalisé donnant à l’élève qu’elle était la responsabilité de ses choix quoi qu’il en coûte à l’entourage. Seule condition selon elle de la validité du processus : avoir un solide projet personnel. Le sien était de devenir éducatrice. On envie ceux qui lui sont désormais confiés. Car il lui a fallu un sacré courage pour dire non à un environnement pas du tout préparé socialement à ce refus obstiné du convenu.

 

Tarik Hadj-Mouri décrit à son tour son cheminement, depuis l’Algérie où recevait un enseignement par correspondance, jusqu’à la France où a d’abord échoué son projet, difficile à mener pour des questions de niveau et surtout de méthodes. Pas facile d’intégrer un grand groupe quand on a toujours été quasiment seul face au savoir… Là encore, le micro-lycée a été la bonne réponse après de longs mois de questionnement et d'échecs au cours desquels il a refusé d'intégrer défintivement un système qui le broyait.

Son constat : on stigmatise toujours les enseignants et les « élèves perturbateurs » quand ça ne marche pas. Jamais le système.

Il est vrai qu’il est si confortable pour beaucoup. Que l’on considère les élèves autrement que comme des enfants, voilà leur exigence principale.

 

Les questions et témoignages de la salle ont été à la hauteur de ces interventions sans fards.

 

Les vertus de la désobéissance (II)

 

CR UPP DA de Sénart, le 23 octobre

 

Luminata Gaillard et Jean-Benoît Naudet, psychiâtres,  ont tous deux témoigné de la difficulté d’accompagner ceux qui refusent de se conformer aux règles d’un monde qu’ils ne comprennent pas et se heurtent à un processus d’uniformisation qui les broie.

 Le manque de moyens en ce domaine est criant. Et même si ce n’était pas l’objet principal du débat on peut citer deux données particulièrement significatives : la psychiatrie soigne à un moment ou à un autre  presque 20% des Français. Or ses budgets ne représentent que 2% des dépenses du secteur de la santé.

 

On préfère investir des millions d’euros dans la sécurisation des structures contraignantes qu’en investigations pour comprendre les ressorts du refus de l’assimilation des processus d’uniformisation. Ce qui est en soi une forme de désobéissance mais se désigne par le terme « maladie mentale ». Analyser et déconstruire ces processus d’uniformisation c’est comprendre et aussi quelque part désobéir.

 

Ce n’est pas par hasard que le vocabulaire en usage dans les cercles du pouvoir utilise le lexique des pathologies mentales pour désigner certaines manifestations de la colère populaire. Comment peut-on en fait être assez fou pour nier le bienfait des « réformes » ?

Mais comment peut-on rester sain d’esprit quand la peur est le moyen choisi par le pouvoir pour invalider toute tentative de résistance ?

Et si désobéir restait le seul moyen de rester en bonne santé mentale ?

 

Luminata Gaillard a lu de bouleversants passages d’un entretien avec un adolescent en cure. H. a 14 ans et il dit :

« Est-ce que c’est possible d’arrêter de penser ? Je voudrais être con comme un poireau. Pourquoi on n’est pas tous peinards ? Nos vies se perdent. C’est grave quand tu te crées un monde et que tu ne peux pas le rejoindre. » H. est obnubilé par les peurs que distillent les médias. Il les emmagasine au premier degré et se méfie de tout, de tous. En arrive-t-on là lorsque l’on se plie au projet qui est celui de nos gouvernants : nous faire tenir tranquilles au nom de périls supposés ? C’est à ce moment que l’on rapproche l’exposé de la prise de parole lumineuse des deux jeunes décrocheurs, sauvés du pire par la force de leur refus*.

 

 

Genevieve-Gouraud.JPG Geneviève Couraud, de l’Observatoire de la parité a invité l’auditoire à « réfléchir avec des lunettes de sens » en évoquant le long combat des femmes, partout dans le monde, pour l’accession à l’autonomie.  Ce qui ne fut jamais possible nulle part sans désobéissance.

 

Question fondamentale : pourquoi quand on est femme se laisse-t-on porter par des principes que l’on n’a pas pensés et que l’on accepte depuis toujours ? Pourquoi devoir encore et toujours remettre sur le tapis les fondamentaux, notamment la liberté de disposer de son corps ?  Elle a rappelé le calvaire législatif des femmes pour obtenir le minimum qui préserve leur vie quand elles choisissent de ne pas donner la vie. Avec des digressions ébouriffantes sur le plan politique.

On a retrouvé y compris dans les pyramides, les preuves que les Egyptiennes de la plus haute antiquité utilisaient des méthodes contraceptives mais l’avortement est resté un crime en France jusqu’à la croisade de Simone Veil (1975), portée en amont par le MLF.

 

Et on en revient à la politique.

1909 : premiers congés de maternité. Par reconnaissance pour l’effort physique que représente l’enfantement ? Du tout ! Parce que la  loi a été votée notamment par les militaristes qui voyaient ainsi une forme d’encouragement à la production de milliers de petits soldats en rab.

1967 : Loi Neuwirth. De Gaulle n’était pas fan à l’origine, mais le bon Lucien lui présenta l’argument électoral de la reconnaissance des femmes. Quoi les femmes ? Il leur avait déjà « donné » le droit de vote ! Oui mais, plus de 50% du corps électoral qui souffre tant en ces matières… Abrogation de la Loi de 1920. Combien de mortes entre les deux ? Combien de « désobéisseuses » à leurs risques et périls… Combien de mamans de camarades de classe qui disparaissaient sans que l’on sache jamais pourquoi…

 

On n’en était pas bien sûr aux méthodes roumaines de contrôle trimestriel des utérus. Mais on voit bien qu’en Iran par exemple, les allers-retours en ces matières ont été essentiellement politiques. De l’interdiction, post-Shah, de la contraception, à son rétablissement, il fallut que l’accroissement consécutif de la population commence à poser problème : et l’on revint de 6,5 enfants par femme à 2.

 

 Geneviève Couraud évoque les temps héroïques du premier centre de planning familial à Grenoble ou l’on se retrouvait pour concocter des marmites de gel spermicide distribué ensuite à de longues files d’attente… Désobéir on vous dit !  A ses risques et périls.

 

Moins risqué en tous cas que de fournir aux filles la possibilité d’étudier en  Afghanistan : à Kaboul, où elle a contribué à soutenir les courageuses gamines de 15 ans qui se cachaient de la police pour rejoindre clandestinement leurs instits dans un appart chaque jour différent, l’association de Geneviève Couraud apportait des subsides fournis par une certaine Ségolène Royal…

Pourquoi interdit-on aux filles l’accès à la culture ? L’obéissance et la mort mentale. La désobéissance et la mort physique.

 

 

Les vertus de la désobéissance (III)

 

Sur les moyens d’action et leur graduation,  prise de parole de l’auditoire et réponses des intervenants.

 

Un ancien de la Légion Etrangère, originaire d’Asie et qui sait de quoi il parle en matière de soumission requise à l’autorité, a malicieusment fait remarquer que notre premier acte de désobéissance devrait être d’exiger le partage des responsabilités au PS ! Succès assuré ;-)

 

Un représentant de la FCPE nous a questionnés sur les degrés de l’action que mettent en œuvre les jeunes qui s’engagent dans un front de refus. Jeunesse et pacifisme ? Mais jeunesse et violence ? Comment concilier désobéissance et pacifisme ? Comment accepter obéissance et violence ? Le maire d’un commune de banlieue répond en revendiquant son appartenance ancienne à des mouvements protestataires : la radicalité est nécessaire au combat mais en démocratie, il faut être compris par les autres, il ne suffit pas d’être en avance. La responsabilité des acteurs du refus est de tenter de faire changer les consciences mais aussi d’endiguer la violence qui ne permet aucune transformation sociale durable. J’ajouterai aucune transformation vers plus d’équité. Car en périodes troublées, ce sont toujours les plus faibles qui endurent le plus et paient le prix le plus fort.

 

JB Naudet, psychiâtre déjà cité, précise que les institutions de régulation sociale prévoient formellement des clauses de conscience aptes à donner le loisir à chaque citoyen de déterminer jusqu’à quel point il peut se soumettre ou pas à des injonctions « légales ».  Le danger étant que la clause de conscience du chef ait valeur d’ordre pour son subordonné. Chacun a le devoir de se questionner sur son degré d’engagement et sur sa place dans l’organisation commune afin de déterminer sa marge de manoeuvre. Le positionnement du chef est pour lui tout à la fois troublant et inquiétant. Les développements nécessaires n’ont pu se faire dans le cadre d’une simple « réponse » mais il serait intéressant d’y revenir.

 

Pour ce qui concerne l’action en elle-même, il fait une distinction entre l’agressivité et la violence. L’une, à divers degrés, est constitutive de l’humain en mode survie, compétition,  l’autre a toujours des effets désastreux. A la question du lien entre désobéissance et révolte, il répond par le fameux « C’est une révolte ? Non Sire, c’est une révolution ! »

 

Violence du pouvoir, révolte, désobéissance, violence du pouvoir, révolution, violence du peuple…. Les termes de la graduation des conflits sont posés.

 

L’instituteur désobéisseur A. Abeillon réitère son positionnement non-violent en soulignant que l’élément essentiel au cours d’un conflit dont on souhaite la résolution est le respect de l’adversaire.

 

UPP77-Dominique.JPG Dominique Bertinotti, qui anime la rencontre, précise le rôle du politique. L’émergence des mouvements désobéisseurs est la traduction d’une crise profonde des valeurs dans notre société dite démocratique. Quelque chose est en train de disparaître sous les coups d’un pouvoir qui ne respecte plus les règles du dialogue social. Le politique a pour rôle d’organiser la désobéissance collective. D’exiger l’urgente refonte de notre forme de gouvernance, du fonctionnement de nos institutions. Et pour cela, ne pas laisser penser que le seul moyen est de mettre un bulletin dans l’urne aux échéances officielles.  Pour l’heure, le politique confisque la voix des masses. Le syndical aussi d’ailleurs. Le problème de fond n’est pas d’adopter des postures : je vous écoute, que voulez-vous, etc… Mais de s’interroger collectivement : qui décide ? Comment ? A quel moment ?

Et d’évoquer le fameux « Rapport au fleuve » en discussion dans la capitale et dont le dossier ficelé à bloc est présenté à la discussion collective alors que tout est déjà plié en amont. C’est le cas de le dire.

 

Désobéir, donc. Appeler à la résistance : sur quelles bases ? Pourquoi et comment ? Un rappel au programme du CNR piétiné par le sarkozysme me permet un questionnement personnel : et si l’urgence n’était pas d’y faire référence mais de construire un programme de Résistance tout court ?

 

 

Les vertus de la désobéissance (IV et fin)

 

Salim-1.jpg Le point de vue philosophique (extraits de l’intervention de Salim Abdelmadjid, Paris IV membre de la Fondation Jaurès)

 

Il est des désobéissances glorieuses. Celles de Mandela, de Gandhi, de tant d’autres. Il est des obéissances honteuses. Celles des complices de toute forme de barbarie. Mais ni obéissance ni désobéissance ne peuvent s’ériger en principes.

Plutôt que de désobéissance, parlons d’actes de désobéissance. Car la question n’est pas tant « faut-il désobéir ? » mais quand et surtout comment.

Deux types d’actions sont possibles :

-faire ce qui est « défendu »

-ne pas faire ce qui est demandé

Par ailleurs avoir des lois est-il toujours et pour tout acceptable ? Et quelles lois ?

L’acte de désobéissance devient nécessaire lorsqu’il y a contradiction entre deux lois (on rejoint le point de vue du psychiâtre et la notion de conflit) . Car « toute loi n’est pas bonne en elle-même » (Nelson Mandela) et « il est des lois justes et des lois injustes » (Martin Luther King). Quelle est notre responsabilité morale à leur obéir ou à leur désobéir ? Ai-je le devoir d’entrer en sécession si telle loi m’oblige moralement à m’y soustraire ?

Comment apprécier qu’une loi est juste ou non ? Faudrait-il plutôt parler de loi morale et au-delà de « loi morale universelle », légitime du fait de son caractère universel ? Référence est faite aux lois ségrégationnistes qui déshumanisaient l’humanité tout entière en déshumanisant une de ses parties.

Le principe démocratique est fondé sur l’autorité déléguée majoritaire. Mais si une loi « majoritaire » contredit la morale ? La majorité n’a pas toujours raison dans une démocratie. A partir d’un certain niveau de déni de l’intérêt général, elle doit susciter le retrait.

Si l’on prend le cas précis d’une majorité éphémère dans laquelle ni le président, ni le gouvernement, ni le parlement ne respectent plus le pacte qui les a rendus légitimes, doit-on accepter ses décisions ?

Le problème qui est posé à chacun est celui de la désobéissance à des décisions injustes au nom d’une loi morale supérieure qu’il trouve en son humanité. Ce qui se nomme « autonomie ». Il convient de se demander toujours pourquoi on applique ou pourquoi on s’oppose.

Désobéir ? Il en coûte toujours quelque chose. Mais il est intéressant d’en revenir au basique : La Boétie dans « De la servitude volontaire » posait le problème du risque de manière quasiment arithmétique en analysant la non-évidence de l’existence de la tyrannie. Comment une multitude peut-elle être soumise alors que sa force cumulée est incommensurablement supérieure à celle du tyran ? La question du courage devient ici secondaire. Il suffit de NE PAS faire ce qu’il demande. Il est défait de lui-même pourvu que le pays ne consente pas à sa propre servitude. Il suffit de cesser d’appliquer les ordres pour que la tyrannie s’effondre.

Serions nous dans une société qui a oublié jusqu’à la possibilité de sa liberté ?

Nb Et si tout n’était qu’une question d’organisation ? Et en ce cas qui a intérêt, y compris à gauche, à ce qu’elle ne s’organise pas ?

Et de nous donner en magnifique conclusion les raisons de l’espoir :

La jeunesse « refuserait de s’adapter » ? Or que leur dit-on aux jeunes ? Le mouvement de mondialisation est irréversible. Et cette mondialisation est libérale. La France est désormais une puissance très moyenne, elle ne peut inverser le cours des choses à elle seule. Elle doit donc s’adapter et devenir « libérale ».

La jeunesse ne peut accepter cet argument par essence. Elle naît et grandit dans un monde déjà ancien. Elle porte la nouveauté dans un monde déjà ancien où elle n’est « chez elle » que si elle s’attache à le transformer. La désobéissance est donc consubstantielle à la jeunesse. L’empêcher de désobéir est l’empêcher de faire que le monde devienne meilleur.


 

Les observations peuvent être formulées ici 

http://www.mediapart.fr/club/blog/dianne/241010/vos-observations-sur-les-vertus-de-la-desobeissance

 


Par Désirs d'Avenir Paris - Publié dans : CR de Désirs d'avenir Paris - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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