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Elections

Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /Avr /2009 01:11

Barack Obama soutient l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Nicolas Sarkozy vient de redire son opposition. Qu’en pensez-vous ?


Nous sommes dans un théâtre d’ombres où chacun fait des déclarations pour des motifs qui ont peu à voir avec le sujet traité. Barack Obama qui n’a d’ailleurs fait que répéter la position américaine traditionnelle, a défendu l’adhésion de la Turquie à l’Union en échange du renoncement du gouvernement turc à bloquer la candidature d’un danois, Fogh Rassmussen, ancien Premier ministre conservateur, (qui n’a rien à voir avec le président du PSE), à la tête de l’OTAN.


Le gouvernement turc, de son côté, composé d’islamistes modérés, a fait une opération en direction de la partie extrémiste de son électorat en faisant mine de bloquer la candidature à l’OTAN d’un dirigeant danois, coupable d’avoir laissé publier les caricatures de Mahomet qui avaient déchainé les fondamentalistes du monde musulman ; cette position a permis, en outre, au Premier ministre turc, Erdogan, de négocier le retrait de son veto en échange d’une déclaration d’Obama en faveur de l’adhésion de la Turquie à l’Union.


Quant à Nicolas Sarkozy, il a immédiatement compris l’utilisation qui pouvait être faite de la déclaration d’Obama : ressouder son électorat de droite autour du rejet de la Turquie, faire diversion par rapport aux vrais sujets, économiques et sociaux, qui se posent à notre pays ; montrer, à peu de frais, son « indépendance «  vis-à-vis des Etats Unis alors qu’il vient de faire rentrer la France dans le commandement militaire intégré de l’OTAN.


Il reste que le problème de la Turquie dans l’Union se pose vraiment.


Bien sûr et il faut en parler sérieusement et non faire des coups dans le cadre de la campagne européenne, comme le fait N. Sarkozy.


Il faut maintenir une position de principe : la Turquie doit être traitée comme tous les autres Etats candidats. Ni moins bien au prétexte que ce serait un pays musulman et que l’Europe est une entité chrétienne (position de la droite française ) ni mieux, toujours au prétexte que l’Union devrait intégrer un pays musulman pour prouver son ouverture (position des Etats Unis notamment).


Le critère de l’Islam n’est pas un critère d’adhésion. C’est l’état des libertés publiques, le niveau économique et la capacité de l’Union elle-même à absorber un nouvel Etat qui, seuls, doivent entrer en ligne de compte. Aujourd’hui, la Turquie n’est pas prête, chacun le sait, le sujet n’est donc pas d’actualité et N. Sarkozy agite un épouvantail au seul motif, je le répète, de faire diversion.


Il faut, enfin, dire et redire qu’une adhésion d’un nouvel Etat n’est possible que si tous les gouvernements et les Parlements de l’Union européenne, voire les peuples en cas de référendum, en sont d’accord. Et les Etats Unis ne sont pas membres de l’Union…

 

 

 

Par Désirs d'Avenir Paris - Publié dans : Elections - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /Avr /2009 16:25
Par Désirs d'Avenir Paris - Publié dans : Elections - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /Avr /2009 15:56

La conférence de presse de lancement de la campagne en Ile de France s’est déroulée en présence de Bertrand DELANOE, Maire de Paris, président du comité de soutien, de Harlem DESIR, tête de liste, et de plusieurs candidats de la liste : Benoit HAMON, Monique SALIOU, Alain RICHARD…

 

C’est Bertrand DELANOE qui introduit : «  L’Europe actuelle, dominée par les conservateurs, est décevante dans sa réponse à la crise ». Il s’engage pour un projet de gauche à l’échelle de l’Europe pour mettre fin à la destruction des règles et des solidarités qui a caractérisé le projet libéral, aujourd’hui dominant au Parlement européen. On a besoin du PSE avec sa diversité et son unité pour réorienter l’Europe.

 

Intéresser les citoyens et les citoyennes au scrutin du 7 juin 2009, c’est un défi pour nous, qui devons leur montrer qu’il s’agit  d’un enjeu politique lourd, qui orientera des décisions au cœur de leur vie.


En Ile de France, Bertrand DELANOE se dit «  heureux d’être un humble supporter de cette liste dans sa  totalité ». On a rassemblé les richesses et les talents du PS pour élaborer cette liste reflétant toute la diversité, politique et géographique, des socialistes de l’Ile de France.

 

Parmi elles et eux, des personnalités de talent : Harlem DESIR et  Pervenche BERES qui sont des députés sortants à l’excellent bilan, Monique SALIOU, Alain RICHARD

 

Harlem. DESIR remercie ensuite Bertrand DELANOE d’avoir accepté de présider le Comité de soutien , co-présidé par Jean Paul HUCHON, et remercie également Rémi FERAUD, 1er Secrétaire fédéral et Maire du 10ème,  d’avoir pris la direction de la campagne.

 

« C’est un plaisir de commencer ici  dans ce lieu de culture vivant du 10ème ». Cette élection est décisive : c’est le moment de dire quel modèle européen nous proposons pour le monde de demain. « Changeons l’Europe, maintenant » est le slogan de la campagne.
Face aux Etats Unis qui ouvrent de nouvelles voies avec Barak OBAMA, il faut une nouvelle direction.  Le vote du 7 juin est majeur, il donne l’occasion d’un signal fort.


Le Parlement européen, incarnation de la démocratie européenne, lieu où doit s’élaborer l’Europe de demain, doit avoir une nouvelle majorité,  pour le respect et le renforcement des droits sociaux, pour une vraie régulation des marchés  et contre les paradis fiscaux.

 

La campagne à Paris ainsi qu’en petite et grande couronne, sera une campagne participative, dirigée vers les salariés, dans une région très durement touchée par la crise, mais qui possède un énorme potentiel.


Il faut parler avec les salariés et leurs syndicats. On doit mettre en avant la défense des services publics (La Poste, services de santé…) qui sont au cœur du modèle européen. Quand OBAMA cherche à promouvoir les services publics, comment comprendre que l’Europe fasse le contraire ?

 

Il  faut aussi axer la campagne en direction des jeunes qui sont l’Europe  de demain pour qu’ils croient en un avenir. « La génération ERASMUS doit devenir une génération européenne », capable de porter des choix politiques à l’échelle du continent.


Huit rencontres de proximité seront organisées, sous chapiteaux démontables, où se retrouveront élus locaux, candidats et citoyens. Le 13 mai, un grand meeting se tiendra au Cirque d’Hiver autour de Bertrand DELANOE et Martine AUBRY.


 

Monique SALIOU, en 4ème position sur la liste, invoque alors cette grande responsabilité qui nous incombe en raison d’une crise d’une gravité inégalée depuis les années trente.

Notre responsabilité est double :

-         Nous devons faire une campagne positive en apportant des réponses concrètes. Celles-ci  ne peuvent venir que de la gauche, et notamment un grand plan de relance européen. Les socialistes ont su élaborer un programme commun, le Manifesto, qui contient nos réponses, alors que la droite européenne est incapable de s’unir autour d’un  programme.

-         Nous avons aussi un devoir d’espérance : il faut montrer aux jeunes, aux salariés qu’ils ne sont pas condamnés à l’Europe libérale et proposer un nouveau modèle économique, social et environnemental.

 

Alain RICHARD cite en exemple l’accord des socialistes entre eux pour un salaire minimum européen et pour une directive qui protège les services publics.  Il évoque aussi la nécessité d’intégrer des normes sociales et environnementales dans nos échanges commerciaux avec l’extérieur.


Les socialistes européens, dans leur majorité, ne veulent pas reconduire José Manuel BARROSO à la tête de la commission, ils présenteront un candidat socialiste à la présidence de la Commission européenne, Poul Nyrump RASMUSEN, l'actuel président du PSE.
  

Par Désirs d'Avenir Paris - Publié dans : Elections - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /Avr /2009 12:24
« L’Europe, enjeu politique fort, incarne un désir d’avenir »

 

 

      


Candidate en 4ème position sur la liste PS d’Ile-de-France en vue des élections européennes, pouvez-vous nous dire quelques mots de votre parcours politique ?


Militante de longue date, j’ai baigné depuis mon enfance dans une atmosphère de « gauche combattante ». Mon grand-père militait à la CGT et à la SFIO dès avant 1914 et mes parents, proches du PC, m’ont appris à me sentir concernée par «  la chose publique ».


J’ai moi-même commencé à militer à l’âge de 17–18 ans, dans les années 1970, c’était à l’extrême- gauche. Puis j’ai rejoint le PS pour « passer de l’incantation à l’action qui change la vie réelle ».


Je fais partie du secrétariat international du PS, où j’ai été chargée des relations avec le Labour Party, puis avec les partis socialistes européens. Je suis aussi la secrétaire fédérale Europe de la Fédération de Paris, depuis le congrès de Reims.


Et votre engagement auprès de Ségolène Royal ?


En 2006, je suis entrée dans l’équipe de Ségolène Royal, me suis investie à Désirs d’avenir dès sa création et ai participé, comme membre du cabinet de la candidate, à la campagne présidentielle en 2006/2007. Ce fut un moment extrêmement dense et riche dans mon parcours militant car j’y ai été amenée à travailler auprès d’elle sur les multiples sujets que doit traiter une candidate à cette fonction suprême.


Quel est votre itinéraire professionnel ?


Sur le plan professionnel, après des études d’histoire et de lettres classiques à Normale Sup, j’ai débuté comme professeure d’histoire-géographie, dans les Yvelines, à Houdan, puis à Dreux. Ayant réussi le concours interne de l’ENA, je suis ensuite entrée à la Cour des Comptes où je suis magistrate. Pendant les périodes passées en dehors de la Cour des Comptes, j’ai travaillé au ministère des affaires étrangères et, sous le gouvernement Jospin, ai occupé les fonctions de directrice adjointe puis directrice de cabinet de deux ministres de l’agriculture.


Députée européenne, c’est le 1er mandat électif auquel vous êtes candidate ?


Non, en mars 2008, j’ai été élue conseillère du 3ème arrondissement de Paris. Je suis chargée depuis de la circulation, du stationnement, de la propreté et des espaces verts. Ce sont des sujets très concrets qui permettent d’agir directement sur le quotidien et le cadre de vie des habitants d’un territoire et d’avoir de nombreux contacts avec eux. J’apprécie beaucoup cet aspect du mandat d’élu (« changer la vie réelle »), à fort ancrage local. C’est très complémentaire des autres responsabilités politiques que j’exerce, ai exercées ou espère exercer avec cette candidature aux élections européennes.


Précisément, pourquoi cette candidature aujourd’hui ?


Mon intérêt de toujours pour l’Europe – ma passion même pour l’Europe ! - et les questions internationales, mon parcours militant, mon engagement aux côtés de Ségolène Royal et dans les débats de congrès pour la motion E m’ont conduite naturellement à cette candidature qui me permettra, si je suis élue, de participer avec enthousiasme à la réalisation de ce… désir d’avenir qu’incarne fortement l’Europe.




Pensez-vous que l’Europe est suffisamment perçue par nos concitoyens comme un enjeu politique ?


Je l’espère et m’emploierai à les en convaincre car l’Europe est définitivement politique. Beaucoup croient ou, pour certains, font semblant de croire, que les règlements européens, les directives européennes sont fabriqués par des fonctionnaires sans visage, dotés de pouvoirs exorbitants. Ce n’est évidemment pas la réalité. L’Europe n’est pas un espace supranational indifférencié, somme de contraintes imaginées par d’inclassables eurocrates, mais un véritable espace politique et toutes les institutions européennes reflètent des rapports de force politiques. Les députés européens sont des élus dont les pouvoirs, avec la co-désision sur la plupart des sujets, ne cessent de s’étendre; les ministres qui décident dans les conseils des ministres européens sont des représentants de leurs gouvernements et de leurs majorités politiques ; les commissaires européens sont désignés, chacun, par leur gouvernement : le commissaire français, Jacques Barrot, est un homme de droite.


Aujourd’hui, c’est la droite qui gouverne l’Europe et c’est la complaisance de cette droite à l’égard du capitalisme financier et de la dérégulation de l’économie qui est, en grande partie, responsable de la crise que nous subissons tous. C’est cette droite qu’il faut rendre minoritaire en Europe, le 7 juin.


Au-delà de l’enjeu européen, s’agit-il aussi pour vous d’un enjeu national ?


Oui, ce vote traduira également le rejet de la politique menée en France par le gouvernement de Nicolas Sarkozy : une concentration insolente des pouvoirs entre les mains d’un seul ; des choix économiques absurdes, incarnés par le « paquet fiscal » de 15 milliards d’euros, mélange de cadeaux aux plus riches et de financement d’heures supplémentaires à l’heure où le chômage croit vertigineusement, un « paquet fiscal » qui a vidé les caisses publiques et empêche un vrai plan de relance de l’économie.


Contre l’Europe de la droite, contre Nicolas Sarkozy qui en est un des chefs, il faut changer l’Europe, maintenant, et envoyer une majorité de gauche au parlement européen. Les 27 partis socialistes et sociaux-démocrates se sont mis d’accord sur un programme commun, le Manifesto, qui s’engage sur un véritable plan de relance à l’échelle européenne et des avancées sociales importantes.


2009 en Europe, le moment et le territoire : le moment de la crise de civilisation où nous sommes entrés, celui de l’impasse à laquelle aboutit le capitalisme, est aussi le juste moment pour inventer un nouveau modèle de développement au service de l’homme.et de la planète.


Et l’Europe est aussi le juste territoire pour confirmer les acquis de deux siècles de progrès démocratique fondé sur les droits de l’homme, un patrimoine culturel commun à tous les Européens.


Il s’agit d’un projet ambitieux, d’un projet de gauche, soucieux des besoins présents des peuples comme de la survie des générations futures. C’est le projet socialiste que je veux défendre pendant cette campagne puis, j’espère, mettre en œuvre à partir du 7 juin prochain.

 

 

      

Par Désirs d'Avenir Paris - Publié dans : Elections - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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